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samedi 24 novembre 2007

Veuve et orphelin

Si dans un livre vous trouvez des paragraphes comme ceux-ci, cela veut dire que le texte n'est pas bien mise en page. La veuve et l'orphelin ne sont pas des bienvenus dans une publication.
L'image expliquera mieux que moi.

mardi 13 novembre 2007

La bibliographie de l'éditeur (part 2)

Christian Robin, Le livre et l'édition, Nathan 2003.



Livre publié dans la serie Repères pratiques.

Dans une façon simple et breve l'auter raconte l'histoire de livre depuis les débuts de l'écriture jusqu'à l'impression numérique et l'édition sur CD, DVD ou le Web.

lundi 5 novembre 2007

Paris, capitale des livres

L'EXPOSITION qui ouvre le 16 novembre à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, et le livre qui l'accompagne, mettent en lumière les liens étroits qui existent entre l'évolution du livre et de la presse et l'essor de la capitale. Comment, sur cinq siècles, les événements politiques, économiques, culturels à Paris révèle, en 200 documents exceptionnels, tout un monde foisonnant, reflet de la vie des quartiers de la capitale.

Entretien avec Marie-Hélène Tesnière, conservateur au Départament des manuscrits de la BNF

Comment s'organisait la production des livres à Paris avant 1471, date de l'apparition de l'imprimerie ? Quelle était la nature de ces écrits, étaient-ils essentiellement religieux ?

Jusqu'au XIIe siècle, ce sont les moines qui dans les grandes abbayes écrivent, enluminent et relient les livres à l'usage des écoles monastiques et pour les offices liturgiques. Les grandes abbayes sont alors à l'éxterieur de Paris : Saint-Denis au nord, Saint-Victor à l'est, Saint-Germain-des-Prés à l'ouest. Avec le développement des écoles et de l'Université au début du XIIIe siècle, la production du livre passe entre les mains de laïcs. Il y a alors à Paris des ateliers spécialisés autour de l'église Saint-Sévérin : ceux des écrivains et des parcheminiers sont situés dans l'actuelle rue de la Parcheminerie, ceux des enlumineurs dans l'actuelle rue Boutebrie. Les libraires coordonnent le travail des différents ateliers et vendent les livres. Les plus riches tiennent boutique devant la cathédrale Notre-Dame, rue Neuve Notre-Dame. Bien sûr à la fin du XIIIe siècle, les livres sont encore pour la plupart écrits en latin et sont de nature religieuse, particulièrement ceux que l'on étudie alors à la Faculté de Théologie : la Bible, l'Histoire Scholastique de Pierre le Mangeur et les Sentences de Pierre Lombard. Au XIVe siècle, la production de livres en français s'accroît (Roman de la rose par exemple), en même temps que se développent les premières bibliothèques princières comme celle du roi Charles V vers 1368. La production se diversifie encore plus au Xve siècle.

D'ailleurs le terme « livre » était-il déjà utilisé ?


Oui. Le livre médiéval qui est en fait un manuscrit, était le plus généralement désigné par le terme latin de liber, l'équivalent français de notre « livre », qui désignait à la fois l'unité intellectuelle, c'est-à-dire le contenu du livre, et l'unité matérielle, c'est-à-dire le livre comme objet. On trouve aussi fréquemment le terme de volumen, que l'on pourrait traduire par « volume ».

A qui étaient destinés ces ouvrages ?

Au XIIIe siècle, ce sont essentiellement les maîtres et les étudiants de l'Université de Paris qui lisent les livres. Comme les étudiants sont nombreux (plusieurs milliers), le besoin de livres est grand. Pour que la diffusion des textes les plus récents se fasse plus rapidement, les dominicains mettent en place un système de copie par pecia ou à la pièce : le livre est constitué d'un ensemble de cahiers de 4 feuillets ou pièces, que l'on peut louer une à une moyennant finances ; ainsi plusieurs copistes peuvent-ils travailler en même temps. Pour les étudiants, les livres sont d'un prix inabordable ; se créent alors en grand nombre à Paris des collèges qui subviennent aux besoins matériels des étudiants, et rassemblent leurs livres dans des bibliothèques ; la bibliothèque du collège de Sorbonne est la plus importante.

Au XIVe et au début du XVe siècle, les princes et les aristocrates jouent le rôle de mécènes dans la production du livre ; ils commandaient des oeuvres, tel le roi Charles V qui commande un grande nombre de traductions en français ; ils fon travailler des enlumineurs de talent , tel le duc du Berry qui s'adresse aux frères Limbourg pour peindre ses Très riches Heures. A partir de la seconde moitié du XVe siècle, les livres touchent assez largement une clientèle du bourgeois aisés qui tous possèdent au moins un livre d'heures. C'est dans la seconde moitié du XVe siècle qu'apparaissent les premiers « livres d'étal », c'est-à-dire des livres qui ne sont pas faits à la demande, mais que le libraire a réalisé à l'avance, et sur lequel il apposee à la dernière minute les armes de l'acquéreur du manuscrit.

Un contrôle était-il exercé par le roi ou le clergé ?

De la fin du XIIIe siècle au début du XVe siècle, les métiers du livre sont contrôlés par l'Université. Libraires et parcheminiers en particulier doivent prêter serment au recteur de l'Université. Ils s'engagent à produire des livres dont le texte est « correcte », et à évaluer les livres proposés à la vente au juste prix ; en échange de quoi, ils disposent de certains privilèges, comme ceux d'être exemptés du paiement de la taille et de la garde des portes. Quatre libraires-jurés ou libraires principaux représentent l'ensemble de la profession.

Comment et où pouvait-on se procurer les livres à Paris ?

Le plus couramment le clergé et les étudiants lisaient les livres dans les bibliothèques de collège, comme celle du collège de Sorbonne, ou les bibliothèques d'abbayes, les étudiants pouvaient consulter les livres les plus importants dans une « salle d'usuels » avant la lettre, où ils étaient enchaînes. Les autres, ils pouvaient les emprunter moyennant caution. Pour les livres universitaires, les libraires avaient l'obligation de mettre en vitrine la liste des ouvrages a pecia dont ils disposaient ainsi que le prix de location ; cette liste est l'ancêtre de nos cataloques de libraires. Le commerce du livre d'occasion était alors essentiel. Les princes disposaient autour d'eux de courtiers en livres qui leur fournissaient des livres ; ils étaient au début du XVe siècle des changeurs.

Y-avait-il déjà des quartiers de libraires ?

A l'origine, les libraires se trouvaient concentrés autour des écoles, de l'Université et des établissement religieux, comme le couvent des dominicains rue Saint-Jacques. On les trouvait donc, autour de la cathédrale, dans le quartier Saint-Sévérin, puis rue Saint-Jacques, ou sur les ponts. Les livres religieux de peu prix se vendaient au XVe siècle, au cimetière des Innocents.

[source : „En Vue”, novembre 2007, n° 24]

La bibliographie de l'éditeur (part 1)

Michael Twyman, Imprimerie. L'histoire et techniques, ENS 2007.



Cet ouvrage, richement illustré, offre, pour la première fois en langue française, un panorama des principales étapes de l'évolution de l'imprimerie et de ses techniques.
L'imprimerie est l'une des plus importantes inventions de tous les temps. Elle a changé le cours de l'histoire par son extraordinaire impact sur les plans intellectuel, social et artistique. Au fil des siècles, ses procédés aux évolutions technologiques depuis la production manuelle jusqu'à la production mécanique, puis électronique.

Dans cette histoire documentée et concise, Michael Twyman brosse un tableau de l'évolution des techniques graphiques et de la manière dont celles-ci ont contribué au développement des formes et des usages des images et des textes imrimés, depuis l'invention de l'imprimerie en Extrême-Orient et en Europe jusqu'à l'avènement du numérique.

Cet ouvrage est une traduction du British Library guide to printing que l'auteur a adaptée au contexte français en s'appuyant notamment sur les collections du Musée de l'imprimerie de Lyon.

Michael Twymen est professeur émérite au Département de typographie et de communication graphique de l'Université de Reading (Royaume-Uni). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la typographie et l'imprimerie et il intervient régulièrement à l'Institut d'histoire du Livre, Lyon.

samedi 27 octobre 2007

Sortie évènement du dernier tome d'Harry Potter

"Un tirage record de 2,3 millions d’exemplaires. Pour la sortie française du septième et dernier volet de la saga Harry Potter, « Harry Potter et les reliques de la mort », l’éditeur Gallimard a vu les choses en grand. Cette ultime aventure est disponible depuis vendredi 26 octobre dans l’Hexagone. Et comme à l’habitude, les plus fidèles lecteurs n’ont pas pu attendre une minute de plus: ils se sont précipités en masse sur les grands libraires ouvertes en nocturne pour l’occasion.

Depuis sa sortie le 21 juillet en anglais, plus de 25 millions d'exemplaires de ce septième tome se sont vendus dans le monde. Lors des premières 24 heures de commercialisation, ce sont 11,3 millions de livres qui se sont écoulés, soit de 12% à 15% de plus que le volet précédent, selon les chiffres de son éditeur.

En dix ans, la série créée par JK Rowling s'est vendue à de plus de 350 millions d'exemplaires dans le monde, dans 64 langues différentes. Sans compter les succès à répétition des adaptations cinématographiques. Le dernier opus, « Harry Potter et l’ordre du Phénix », a ainsi rapporté près de 300 millions de dollars aux États-Unis et attiré plus de 6 millions de spectateurs en France."

JM

[source : EconomieMatin.com]