Affichage des articles dont le libellé est édition. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est édition. Afficher tous les articles

mardi 1 janvier 2008

Auteurs de BD: Planches à billets

"On compte quelque 1 300 auteurs de BD francophones… et de fortes disparités. D’un côté, les stars: dessinateurs et scénaristes de best-sellers dont les ventes atteignent de véritables sommets: près de 2 millions d’exemplaires tirés pour le onzième volet des aventures de Titeuf.
De l’autre, les auteurs non reconnus qui arrondissent leurs fins de mois par des travaux de coloristes, lettreurs, maquettistes, illustrateurs, dessinateurs industriels ou encore publicistes. Généralement, les auteurs d’une BD perçoivent, pour chaque album, entre 8 et 12 % du prix hors taxe, partagés (si nécessaire) à 50/50 entre le scénariste et le dessinateur. « Mon éditeur me reverse 7 % du prix de vente de l’album » explique Benjamin Adam, tout nouvellement publié pour sa première BD tirée à 1 000 exemplaires*. « Au final, ça devrait me rapporter entre 400 et 500 €. » En haut du phylactère, Jean Van Hamme, scénariste des séries à succès XIII, Thorgal et Largo Winch, affiche 23 millions d’albums vendus et un revenu annuel de l’ordre d’un million d’euros, sans compter les produits dérivés. Lesquels représentent environ la moitié des revenus des éditions Albert-René qui gèrent les neuf derniers albums d’Astérix et les droits d’exploitation et d’image du célèbre Gaulois. Détenues à 80 % par Albert Uderzo, dessinateur et scénariste de la série depuis la mort de René Goscinny en 1977, ces éditions affichaient en 2003 un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

Des planches aux écrans
L’univers des bandes dessinées n’est pas réservé à ses fidèles lecteurs. Les adaptations télévisées et cinématographiques fleurissent. Dernier exemple en date: la sortie mercredi 5 décembre de Tous à l’Ouest, une aventure de Lucky Luke. Une version animée avant un film avec Jean Dujardin. Côté cinéma, Astérix n’est pas en reste. Une troisième adaptation sortira le 30 janvier prochain après le carton d’Astérix et Obélix: mission Cléopâtre (plus de 14 millions d’entrées). Le petit écran aussi aime la BD. Tintin a eu droit à sa série télévisée. Tout comme Titeuf. Les héros de BD squattent désormais les consoles de jeu, celles des gamins comme celles des parents – avec le très réussi XIII. Autant de débouchés lucratifs pour les créateurs puissants du 9e art."


[source: EconomieMatin.com]

samedi 24 novembre 2007

Veuve et orphelin

Si dans un livre vous trouvez des paragraphes comme ceux-ci, cela veut dire que le texte n'est pas bien mise en page. La veuve et l'orphelin ne sont pas des bienvenus dans une publication.
L'image expliquera mieux que moi.

jeudi 22 novembre 2007

La maquette

Le maquettiste définit les principes graphiques de présentation du livre. Il met en relation graphiquement le texte et l'image, on choisissant les caractères typographiques, la position du texte et des images, et les couleurs. On distingue deux phases dans la réalisation de la maquette : la conception et l'exécution. L'éditeur gère la couverture et l'intérieur du livre séparément.


La maquette : le première manifestation de l'axe éditorial choisi

- Lors ce la création d'un livre ou d'une collection d'ouvrages illustrés, le responsable éditorial définit la maquette du corps de l'ouvrage très tôt dans le processus. De cette définition dépendent la plupart des constituants du livre : le type et la quantité de texte, de péritexte et d'images.

-Pour ce faire, le responsable éditorial fait appel à un maquettiste, soit salarié de l'entreprise (le directeur artistique), soit externe.


La conception

- Le responsable éditorial indique au maquettiste ses principales attentes en matière de mise en relation graphique du texte et de l'image, et précise le format. Il évoque le public prévu, et les livres concurrents dont il veut se différencier ou s'inspirer : c'est le brief.

- Le maquettiste présent plusieurs propositions plus ou moins abouties sous forme de double-pages (comme un livre ouvert). Les rough crayonnés sont de plus en plus rares. Grâce à la PAO, le maquettiste propose une maquette où la position de chaque élément est précisément définie. Il utilise du faux texte, ce qui permet une appréhension globale des double-pageset évite la lecture du texte par l'éditeur à ce stade.

- La maquette est parfois présentée à un public restreint afin de recueillir des réactions. Elle est valable pour l'ensemble des titres d'une collection. Ainsi, le responsable éditorial et le maquettiste envisagent tous les types de contenus susceptibles d'entrer dans celle-ci.

- Le secrétaire d'édition et le maquettiste établissent aussi un chemin de fer : l'ensemble des double-pages du livre, textes et illustrations positionnés.

L'exécution

- L'exécution de la maquette correspond à la mise en page effective à partir du matériau définitif du livre, textes et images. Depuis le développement de la PAO, elle est réalisée directement sur ordinateur avec de logiciels comme Xpress.


La maquette de couverture

- Le processus de mise au point de la maquette de couverture se rapproche de celui de la maquette de l'intérieur du livre. La couverture peut comporter uniquement de la typographie, ou bien intégrer une image. Dans cette dernière situation, le maquettiste fait souvent des propositions d'iconographie.

- Dans certaines maisons d'édition, même les plus grandes, le directeur général est le seul à prendre la décision finale concernant les maquettes de couverture : elles représentent le premier élément de communication du livre avec le public.



[source : Christian Robin, Le livre et l'édition, Nathan 2003]

mercredi 21 novembre 2007

Besoin de texte

Avez-vous besoin de texte qui signifie rien ? Parfois on en a besoin pour remplir des projets par un faux-texte. Alors, on peut utiliser le générateur de Lorem ipsum. On peut definir le nombre de paragraphes, ainsi que le normbre de mots.

mardi 13 novembre 2007

La bibliographie de l'éditeur (part 2)

Christian Robin, Le livre et l'édition, Nathan 2003.



Livre publié dans la serie Repères pratiques.

Dans une façon simple et breve l'auter raconte l'histoire de livre depuis les débuts de l'écriture jusqu'à l'impression numérique et l'édition sur CD, DVD ou le Web.

vendredi 9 novembre 2007

Logiciels gratuits et libres ! A vous de télécharger

Voulez-vous avoir des logiciels gratuits et à la fois legeaux ?
Il y a la solution - elle s'appelle « logiciel libre ».
Alors, pour ceux qui ont un peu du mal avec informatique (de préférence en français) :

1. Système d'opération
- Linux et ses distributions (dit 'distro')


2. Paquet bureautique
- OpenOffice.org


3. Graphisme
- GIMP (seulement RGB, pas CMYK)


4. PAO
- Scribus


5. Navigateur
- Firefox

6. Client de messagerie
- Thunderbird


7. Lecteur du son et du video
- Winamp (la plupart de formats)


8. Générateurs d'album photos
- JAlbum


- Web Album Generator

lundi 5 novembre 2007

La bibliographie de l'éditeur (part 1)

Michael Twyman, Imprimerie. L'histoire et techniques, ENS 2007.



Cet ouvrage, richement illustré, offre, pour la première fois en langue française, un panorama des principales étapes de l'évolution de l'imprimerie et de ses techniques.
L'imprimerie est l'une des plus importantes inventions de tous les temps. Elle a changé le cours de l'histoire par son extraordinaire impact sur les plans intellectuel, social et artistique. Au fil des siècles, ses procédés aux évolutions technologiques depuis la production manuelle jusqu'à la production mécanique, puis électronique.

Dans cette histoire documentée et concise, Michael Twyman brosse un tableau de l'évolution des techniques graphiques et de la manière dont celles-ci ont contribué au développement des formes et des usages des images et des textes imrimés, depuis l'invention de l'imprimerie en Extrême-Orient et en Europe jusqu'à l'avènement du numérique.

Cet ouvrage est une traduction du British Library guide to printing que l'auteur a adaptée au contexte français en s'appuyant notamment sur les collections du Musée de l'imprimerie de Lyon.

Michael Twymen est professeur émérite au Département de typographie et de communication graphique de l'Université de Reading (Royaume-Uni). Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la typographie et l'imprimerie et il intervient régulièrement à l'Institut d'histoire du Livre, Lyon.

lundi 22 octobre 2007

Pourquoi une BD est chère ?

"Pour l'essentiel des bandes dessinées classiques, il vous en coûtera entre 8,5 et 9,5 € l'album. Mais jusqu'à 12 ou 13 € si vous optez pour une belle édition reliée. Pourquoi ? « La bande dessinée est le livre le moins cher par rapport à son coût réel » plaide Claude de Saint Vincent, PDG du groupe Dargaud Dupuis : un album coûte deux fois plus cher à réaliser qu'un roman et se vend deux fois moins cher. « Quand il publie une nouveauté, un éditeur de romans doit en vendre 2 500 pour ne pas perdre d'argent. Un éditeur de BD, lui, 10 000 ! ». À cause du coût de fabrication, en quadrichromie, bien plus élevé que pour un livre. Et parce que la rémunération des auteurs se montre forcément bien plus lourde que l'avance consentie à un écrivain. Le couple sacré scénariste-dessinateur va toucher une avance de l'éditeur un an avant la sortie de l'album (sauf exception, un écrivain la perçoit à la remise du manuscrit). Une planche se paie en amont 300 € en moyenne, dont l'essentiel est versé au dessinateur (son travail est colossal : 8 à 10 mois pour réaliser un album classique de 44 planches !) Cette avance (dans le jargon de l'édition un « à-valoir ») précède le versement des « droits d'auteur » calculés selon un pourcentage lié aux volumes de ventes. Pour dépasser son « à-valoir », un auteur de BD doit vendre 8 000 à 10 000 exemplaires, selon les albums. Ce qui explique la « loi des séries » dans la bande dessinée - les épisodes à suivre - en quête d'une rentabilité. L'exemple de la série XIII est significatif : le premier album, en 1984, s'est vendu à perte à 9 000 exemplaires. Mais avec 12 000 exemplaires vendus, le tome 2 a réanimé au passage les ventes du 1, grâce aux nouveaux lecteurs. Aujourd'hui, quasiment 500 000 exemplaires du tome 17 de XIII ont trouvé acheteur. Et par la même occasion, plus de 600 000 exemplaires du tome 1 !

Combien ça rapporte ?

La bande dessinée est le marché le plus dynamique du secteur de l'édition. En 2004, il affichait 190 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit 11,8 % de plus qu'en 2003 ! Jamais un livre, si ce n'est un Potter, n'a été tiré à sa sortie à 3,178 millions d'exemplaires, comme le dernier Astérix... En 2005, 203 éditeurs ont publié des albums (contre 207 en 2004), mais 17 d'entre eux détiennent les 2/3 du marché, révèle le rapport publié chaque année par Gilles Ratier, secrétaire général de l'association des critiques et journalistes de bande dessinée (ACBD). En tête, le groupe Dargaud Dupuis. À lui seul, il contrôle 40 % du marché de la BD francophone avec 417 titres publiés en 2005. Son challenger est le groupe Delcourt (Tonkam, Akata...), suivi par Glénat, et Flammarion (Sakka, Castermann, Fluide Glacial, Jungle, Librio...). Des mastodontes face aux labels indépendants, encore très nombreux. Grande tendance au sein de ces maisons, le développement des BD mangas ou manwhas, d'inspiration japonaise : leurs ventes en valeur progressent de 30 % par an depuis 5 ans ! En 2005, sur 3 000 nouveautés en France, 1 000 étaient des mangas. Notre pays serait le deuxième marché mondial des mangas après le Japon. Mais les meilleures ventes restent du côté des classiques. En 2005, le tiercé classé consacre le dernier Astérix, le tome 12 de Petit Spirou et le hors série Titeuf. Pour quelques auteurs, comme Uderzo, Zep (Titeuf ) ou Jean Van Hamme (XIII, entre autres...), la bande dessinée rime avec conte de fées. Van Hamme par exemple. Ancien cadre dirigeant chez Philips, il a changé de vie à 34 ans « par ennui » pour donner naissance à l'histoire de Thorgal. Suivront les aventures de Largo Winch et de l'agent secret XIII : plus de 20 millions d'albums à lui seul... En 2005, il reconnaissait dans une interview à Challenges percevoir un million d'euros par an uniquement en droits d'auteur ! De quoi buller jusqu'à la fin de ses jours..."

Muriel Roy

[source : EconomieMatin.com]